Archives pour la catégorie MANDING

« Quand la danse mandingue parle… » par la Cie Sabou

Spectacle en cours de création . 1ère à La Crau (83)

vendredi 27 septembre 2019 – 20h30

au profit de l’association « Dkengtaore »

ENTREE: 10 euros

Adhérent « Traid’Union » : 8 euros (par mail : traidunion.diff@gmail.com)

Une femme troglodyte qui a le génie de transmettre la création de la kora lors d’un rêve à un griot…….des tambours qui pulsent le cœur de Guerriers de Vie pour gagner le combat de leur humanité….des Rois alchimistes d’âmes qui jouent avec les caractères de leurs prochains pour que plus aucune guerre n’existe…

Sur des mélodies ancestrales des cultures mandingo, malinké, sosso, baga issues de l’actuelle Guinée (Afrique l’Ouest), la compagnie « Sabou » vous contera en danse et en musique les légendes du Manding, légendes qui jusqu’à ce jour et depuis 5 siècles, continuent de pérenniser la transmission de leurs valeurs humaines de Père en fils, de Mère en fille, grâce à leur Histoire artistique et qui reste peut être au fond le secret de leur fierté culturelle et de leur identité personnelle….L’Oralité n’aurait-elle pas des vertus que l’Écrit ignore toujours ?

La compagnie « Sabou » sera composée pour ce spectacle :

Mis en scène et chorégraphié

Lamine Camara & Maude Ferré

  • des musiciens de « Trio Sabou« : Mbady Diabaté (Kora – Guinée Bissau), Abdoulaye Dembele (Balafon / djembe- Burkina Faso), Daouda Camara (dums)
  • de danseurs et acrobates: Mohamed Camara dit Yoro (Danseur acrobate – Guinée), Otto Camara (Danseur acrobate – Guinée), Maude Ferré (Danse – France)
  • d’un conteur : Mohamed Sylla (Guinée)

Ces artistes aux origines hétéroclites sont unis sur le même amour : celui des cultures du Manding et plus largement des cultures africaines.

Pour sa 1ère représentation, les recettes de ce spectacle seront au profit de la scolarisation de jeunes villageois burkinabés, projet soutenu et coordonné par l’association varoise « D’Keng Taoré », une manière de lutter indirectement au fléau de l’immigration clandestine d’Afrique :

Le projet de l’association D’KENG TAORE est de soutenir la scolarisation de 50 jeunes  démunis du village de Boala au Burkina Faso à partir de la 6e pour qu’ils aient un métier et donc un avenir dans leur pays. Des familles françaises parrainent chacun de ses jeunes pour financer les frais de scolarité et l’association intervient grâce aux spectacles, vide greniers…. pour leur fournir des annales, dictionnaires, cantine, frais d’inscription aux universités, frais d’inscription aux concours administratifs. S’ils réussissent ces concours, l’Etat prend en charge leur formation et ainsi ces jeunes  peuvent prétendre à une vie digne de ce nom !En faisant un don, vous offrez une chance de plus à ces jeunes d’avoir un avenir dans leur pays. »

Fiche technique:

4 micros voix avec pied

2 micros voix sans pied

1 sortie jack sur sonorisation ou ampli de basse

1 rétroprojecteur avec écran blanc

Compagnie « Sabou »

… ça bout d’énergie !

Créé en 2017 par Traid’Union France, la compagnie « Sabou » anime les événements et manifestations de rue et de scène pour vous faire vivre la joie tout azimut.

Sur des rythmes traditionnels du Manding (Afrique de l’Ouest), « Sabou » se fera un plaisir d’accompagner vos moments festifs ou de mettre en scène des scénarios dansés et joués pour vous initier aux rôles de la musique et de la danse dans les sociétés d’Afrique.

En 2017, « Sabou » participe à la « F(ai)ête de la danse » organisé par les Ballet de Monaco sur la place du Casino de Monte Carlo.

  • Chorégraphe 2017: Christelle Samba

Prochain RDV:

à La Crau – le 27 sept 2019 –  

Spectacle « Quand la danse mandingue parle…« 

Mise en scène et chorégraphies : Lamine Camara & Maude Ferré

FATALA – Cie de danses africaines tradi-modernes

Créé en 2013 par Lamine Camara, la compagnie artistique « Fatala » diffuse et crée des créations artistiques en danses et musiques traditionnelles et modernes de Guinée. Regroupant des jeunes des quartiers de Conakry, elle a pour finalité de les éduquer par des artistes expérimentés. Son autre ambition sera d’éduquer aux lettres ces mêmes jeunes bien souvent ayant quittés très tôt les bancs de l’école pour n’avoir pour la majorité d’entre eux trouvés un avenir à l’école.

A son actif, la compagnie a participé aux manifestations suivantes :

  • 2014 : « Carnaval de Conakry » avec tous les groupes de la commune de Matoto (Conakry) ;
  • 2016 : Tournée de théâtre forum « Mieux vaut prévenir que guérir » organisé par l’entreprise physique « Traid’Union Guinée » (dirigé par Maude Ferré Diabaté) et financé par les ONG « Action contre la faim » & « Concern Universal ». Objectif : sensibilisation grand public sur les gestes à adopter en cas de symptômes de maladies infectieuses dans 34 sous-préfectures & districts de la préfecture de Forécariah.
  • 2016 Création du conte dansé « La Guinè Namougni – un mariage de culture » dirigé, chorégraphié et mis en scène par Lamine Camara et Maude Ferré Diabaté.
  • 2017 Création chorégraphique avec « Maaté Keita & les Kawagnéfè » le 23 avril 2017 à Fougou fougou Faga faga (Conakry)

Les danseurs de « Fatala » ont bénéficié des formations suivantes par des intervenants extérieurs

  • danses guinéennes traditionnelles avec des danseurs du « Ballet africain » (ballet national) et « Les Merveilles » (ballet privé)
  • danse africaine contemporaine avec Lamine Keita (2016) et Maaté Keita (2017)

« Fatala » est composé de 20 danseurs et 15 musiciens. Elle est administrée par l’ONG « Traid’Union Guinée ».

Vers la page Facebook: cliquez ici!

Des vidéos? Lisez la suite…

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CONTE DANSE « La Guinè Namougni – un mariage de cultures »

Conte danse

Pourquoi en Guinée on danse, on joue, on chante avant tout?

Un Conte sur les danses, musiques et  initiations venant des 4 régions de la Guinée,

Pour les salles artistiques, établissements et groupes scolaires et lieux touristiques.

Une vidéo: Cliquez ici! 

Des photos: Cliquez ici!

CONTACT: 

+224 623 11 10 89 / 628 06 27 46

FB: @fatalaguinee

Mail: traidunion.diff@gmail.com

WEEK END MANDING # 3 à NICE

week site

Bonjour à vous tous,

C’est la rentrée et pour « Traid’Union France – Guinée » aussi!
A vos agendas:
samedi 9 septembre 2017 à Nice Nord  c’est le

« WEEK END MANDING #3 »:
– Stages danses & musiques tout niveau,
– Apéro film – concert solidaire (programme détaillé ci-dessous).
Inscriptions demandées: cliquez!

Nous vous présenterons nos projets artistiques & solidaires dont:
– la formation des artistes en Guinée et en France
– la collecte de dons pour le groupe scolaire guinéen « Les Ecureuils » avec le projet « Cité Rêve » porté par Cassandre & Charlotte, deux lycéennes grassoises.

Apportez-nous vos vêtements « obsolètes » mais en bon état : nous les donnerons aux familles démunies qui nous entourent (et elles sont nombreuses!)

Le film – reportage « CONAKRY WONTANARA » de Babbo Imparati nous fera voyager sur la réalité du quotidien des artistes guinéens.

Pour garder la joie de vivre,

RDV samedi 9 septembre 2017 toute la journée!
Wontanara!

Maude pour Traid’Union

yao

A PROPOS DE:

Yao Germain KOIME est issu de la culture Ankan (baoulé) en Cöte d’Ivoire. Initié aux danses traditionnelles ivoiriennes enfant par son père et grand-père, des Griots, il transmet par l’amour et le respect, l’art auquel il a été initié. Dès l’âge de 10 ans, il apprend les danses modernes en Côte d’Ivoire et participe à des compétitions. Il intégrera des compagnies telles que « Korhogo », « Farafina », « Yelemba ».
Danseur chorégraphe diplômé, il transmet sa danse traditionnelle & contemporaine afin de métisser les genres et les styles et de développer la rencontre humaine entre les hommes & les femmes, Ce qui est fondamental pour lui pour développer nos danses dans le partage, moteur de son éducation primaire.

Mbady Diabaté- KoraMbady DIABATé? Cliquez ici!

Film – « Conakry Wontanara! »: teaser cliquez ici!

ACCES:

sortie A8 Nice Nord// tram: arrêt Comte de Falicon

INSCRIPTION :

traidunion.diff@gmail.com ou sur le formulaire : INSCRIPTION STAGES

PAIEMENT:

Espèce, chèques….par CB: cliquez ici!

Où DORMIR?

L’auberge de jeunesse de Nice (http://www.aubergesdejeunesse.com) et les couchsurfing (www.couchsurfing.org) sauront vous donner ce dont vous avez besoin pour passer une bonne nuit à moindre frais!

SE DEPLACER A FAIBLES COUTS?

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MANDEN – MANDING

Mandèn & origines

Dans la Haute-Antiquité, la région du Mandèn était appelée « Le Boundou » , où coexistaient des peuples de cultures différentes: la région de Gabù, en actuelle Guinée-Bissau, en était l’épicentre & a essaimé culturellement les pays limitrophes. Les peuples du Boundou se sont métissés aux autres par la confiance & la rencontre avec les autres peuples. La culture mandingue était une des minorités, majoritairement représentée.

Selon Mario Cissoko,

« Dire que le Boundou a une origine Bantou est une erreur de consonance qui renvoie à la classification de la pensée « Tenda » du Haut-Niger (pensée qui classifie en sous-groupe) et qui est en contradiction avec la classification de la pensée Baynuk (ou Baynunk) (Sénégal, Mali, Guinée, Bissau, Libéria, Gambie) qui définit les groupes culturels en fonction de la cohabitation entre les peuples (Tripoli, 2010). Ce qu’on appelle Empire du Mali ou Royaume Manding, était en fait une confédération. Le problème est qu’il n’existe pas encore d’archéologie des langues africaines, qui sont seulement statuées sur la classification du Haut-Niger »

La carte ci-dessous représentes la trentaine de cultures du Manding et celles qui co-existaient à l’intérieur de cette zone et qui n’étaient pas considérées comme étant du Manding, telles quel les Peulhs qui est un peuple nomade originaire de la Corne de l’Afrique (probablement des yéménites ou des Affars, caravanier de sel limitrophe entre l’Ethiopie, Djibouti & l’Érythrée)

Carte des Sous Groupe du Mandèn
Source : R. Van-Chi Bonnardel (éd.), Atlas national du Sénégal, Paris, IGN, 1977.

La culture Manding dont on parle aujourd’hui, fait essentiellement référence à l’existence de l’ex-Royaume Manding (ou région du Mandèn) qui fut créé au 13ème siècle (1236) par le Roi puis Empereur Sundjata Keita. C’est en conquérant le royaume Sosso (une partie de la Guinée actuelle), et le détenteur du « Sosso balla » nommé Balafasaké Kouyaté (1er balafoniste  reconnu dont le balafon est reconnu aujourd’hui comme Patrimoine de l’Humanité situé à Siguiri – ville de Guinée limitrophe avec le Mali), que Sundjata réussira à créer l’Empire Manding. Ce dernier fut composé d’une partie des pays actuels suivants: Sénégal (Sud – Sud Est), Gambie, Casamance, Guinée-Bissau, rep. de Guinée, Mali (Sud – Est), Côte d’Ivoire (Nord), Sierra Léone, Libéria.

Lien vers la carte traçant la région du Mandèn à partir des pays actuels. 

 A L’origine du Manden, étaient les chasseurs « Dozon »                      LES DOZON: lien vidéo.

 « La Charte du Manden » ou les prémisses des Droits de l’Homme Universel?: lien

Le Griot: place & rôle dans la société du Manding

Loin des cités modernes, résiste un mode de vie et de transmission ancestral: celui des Griots. Jusqu’à l’ère de notre époque moderne, dans la société traditionnelle du Manding, la transmission des chants, des danses, de la musique, des contes, des peintures, des sculptures, et de tout autre art était alors exclusivement réservé au DJELI (ou Griot en dialecte malinké, un des dialectes du Manding). Les familles Diabaté, Kouyaté, Cissoko et leurs dérivés dialectiques représentaient et représentent toujours, cette caste. L’hérédité est de père en fils/fille.

Quelques instruments de musiques utilisés lors des cérémonies. 

L’homme et le respect de ses principes naturels de vie sont au centre du fonctionnement de la société Manding. Le griot avait pour principal rôle de « prédicateur, conseiller, philosophe, [ou encore de] pacificateur » (Mario Cissoko), afin de fluidifier les relations entre le Roi, le Gouvernement, & le Peuple. Maître des cérémonies cultuelles et culturelles (mariage, baptême, décès, excision…..), historien, artistes, les griots étaient le liant, le ciment ou encore le « sang » de la société. Agriculteurs, ils avaient le devoir de récolter l’ensemble des vivres du Royaume; en contrepartie, le roi s’assurait de leur couvrir l’ensemble des besoins du quotidien. Leur rôle n’avait pas de but lucratif; bien au contraire, il était humain, voir « spirituel ».

C’est pourquoi, de par ces caractéristiques très particulières, nous pensons que le Griot, son rôle et sa place dans les sociétés traditionnelles sont à défendre et correspondent aux critères du volet HUMAIN de la politique du Développement Durable. En tant qu’expression culturelle préservant la diversité culturelle, la philanthropie et l’épistémologie de la société du Manding peuvent apporter des éléments de réponses pour que les sociétés actuelles vivent de façon plus harmonieuse.

Lien vers « Le griot: artisan de la construction sociale, étude d’un chant, jula »

Article de Francis Simonis sur « Le Griot, L’Historien, Le Chasseur & l’UNESCO »: lien (inclus « Charte du Manden »)

Kankurang, rite d’initiation manding